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Par Thierry Le Bras,
lundi 10 novembre 2008 à 19:25 :: General
Par Thierry Le Bras
Les moteurs V8 des 20 bolides qui disputent le championnat du monde se sont tus. Il faudra attendre 2009 pour voir les Ferrari, McLaren, Williams, Toro Rosso, BMW et autres monoplaces rugissantes chasser les poles, les podiums et les points.
Durant cette trêve hivernale, d’autres machines vont prendre le relais auprès des médias et du public. Il s’agit aussi d’engins sauvages qui intègrent le carbone dans leurs composantes, de bêtes de course parfois qualifiées de F1 des mers, les monocoques de 60 pieds qui disputent le Vendée Globe.
Des similitudes, des différences aussi
Comme une F1, un bateau de course intègre une technologie avancée. Les monocoques du Vendée Globe sont construits en, carbone. Tout y est conçu pour la performance. Mais la sécurité fait également partie des préoccupations. A titre d’exemple, Sur Safran, le bateau de Marc Guillemot, une caméra infrarouge expérimentale est installée en tête de mât. Son rôle, détecter les objets non identifiés suspects, icebergs, conteneurs ou troncs d’arbres susceptibles de causer de graves dégâts au bateau en cas de choc.
Laurent Bourgnon affirme que mener un bateau de course moderne, c’est du pilotage. Certes, Laurent courait en multicoque, mais les monocoque du Vendée Globe demandent aussi une attention et un talent aux skippers qui justifient l’emploi du même terme. Un voilier de course moderne navigue si vite et réagit de manière si vive qu'il se pilote comme une voiture de course
Vainqueur du deuxième Vendée Globe sur Bagages Superior, Alain Gautier est un grand passionné de Formule 1. « Dans tout sport qui nécessite l’utilisation d’un outil, la conception et la préparation de la machine constituent le premier pas vers la performance, confiait-il à cette époque. J’ai adopté dans mon équipe des méthodes de travail calquées sur celles des meilleures écuries automobiles ».
Titouan Lamazou, vainqueur quant à lui du premier Vendée Globe quatre ans plus tôt, avoua lui-aussi que la F1 l’avait inspiré. « Lors d’une escale du Boc Challenge (tour du monde avec escales), j’ai été invité à assister au Grand-Prix du Brésil, témoigna-t-il plus tard. L’organisation des stands des meilleures équipes m’a impressionné. Elle représentait la mise en œuvre d’une méthode de travail idéale. J’ai décidé de d’appliquer ces enseignements pour mon bateau suivant, celui qui me permettrait de gagner le Vendée Globe. »
Comme une monoplace, un bateau de 60 pieds offre des sensations extrêmes. La mer décuple les sensations de vitesse. Le vacarme de la coque en carbone sur les vagues inspire la violence de la performance. « On se croirait dans le tambour d’une machine à laver », expliquait Tony Bullimore lors de la troisième édition de l’épreuve. « Si on réussissait à réduire le bruit de 10% sur un bateau, on augmenterait la performance d’autant, me confia Raphaël Dinelli avant le départ pour son deuxième Vendée Globe en 2000. Pourquoi, parce que le volume des bruits que produit un voilier qui fonce en bondissant sur les vagues donne l’impression au skipper qu’il va tout casser et l’incite à lever le pied (encore un terme applicable à l’automobile) trop tôt. »
Bien sûr, le carburant des bateaux, c’est le vent, pas un dérivé du pétrole. Un des voiliers engagés sera d’ailleurs totalement autonome au niveau énergie. Il s’agit du Fondation – Océan – Vital de Raphaël Dinelli. Le bateau n’embarque pas de groupe électrogène ni de pétrole pour produire son électricité. Raphaël compte sur les 40 panneaux solaires installés sur son voilier ainsi que sur une éolienne pour assurer son autonomie. Le pari est audacieux mais très intéressant ( cf http://www.fondationoceanvital.com ) Seul problème, les fonds manquent et les dons, qui constituent un geste pour la planète, sont toujours les bienvenus.
Car bien qu’elle constitue un formidable vecteur de communication en adéquation avec les valeurs du XXIème siècle, la course au large ne lève pas les mêmes fonds que la Formule 1.
En 2001, Laurent Bourgnon travaillait sur un projet de catamaran géant destiné à chasser les records. Je me souviens très d’un dîner à Carnac où nous discutâmes de son budget et au cours duquel il développa l’argument très juste selon lequel les sommes qu’il annonçait étaient bien sûr importantes, mais qu’avec cet argent, il assurait un programme de 5 ans et … que ce budget équivalait au budget freins d’une écurie de F1 pour une saison.
Les proportions n’ont pas dû changer beaucoup depuis. La construction d’un monocoque neuf de 60 pieds pour le Vendée Globe coûte entre 2 et 3 millions d’euros et le budget total d’une équipe qui cherche à briller dans cette course est de 1 à 1,5 millions d’euros sur 4 ans.
Bien sûr, le rythme de course d’un tour du monde à la voile et d’un Grand-Prix n’ont pas grand chose à voir et produisent une visibilité différente. La F1 apparaît sur les petits écrans le temps d’une course qui ne dépasse pas 2 heures 17 dimanches par an. Les voiliers du Vendée Globe courent cette épreuve une fois tous les quatre ans. Mais la course durera au moins trois mois, 24 heures sur 24, sans escale ni assistance. Et les bateaux sont aussi apparus dans d’autres épreuves durant leur programme de préparation.
En tout état de cause, au-delà de leurs différences, course au large et Grands-Prix présentent un point commun indéniable, celui de servir de terrain de jeu à d’authentiques champions qui sont prêts à tous les efforts pour assouvir leur passion et qui, quelque part, se ressemblent sang pour sang.
Des histoires d’hommes
Respect et intérêt réciproque existent bien entre adeptes des F1 des mers et des F1 des terres.
Des coureurs au large qui pratiquent la course automobile à l’occasion, il en existe plusieurs. Je citerai par exemple Laurent Bourgon (2 participations au Dakar, un Rallycross de Lohéac, quelques apparitions sur le Trophée Andros). Laurent possède un beau coup de volant et avec un peu plus d’entraînement, il pourrait atteindre un niveau très compétitif. Tout comme Loïck Peyron d’ailleurs qui s’est également testé en course auto et en kart et a laissé une bonne impression aux professionnels du milieu. Et comment ne pas citer Philippe Monnet, navigateur de Jean-Louis Schlesser sur plusieurs épreuves de Rallye-raid et pilote lui-même à l’occasion dans cette discipline ?
Les pilotes, pour leur part, admirent le courage des hommes du large.
« Les sportifs qui m’étonnent le plus, ce sont les skippers, affirme Olivier Panis. Ils pratiquent leur sport, leur métier, mais ils sont exposés à tellement de choses incontrôlables malgré leur connaissance de la mer et de la météo, qu’ils m’impressionnent mentalement. Je pense qu’après avoir fait un Vendée Globe ou une Route du Rhum, rien ne peut plus arriver de pire au plan psychologique. On doit en sortir beaucoup plus fort, car c’est monstrueux. L’imprévu qu’ils doivent affronter en permanence, c’est affreux ».
Olivier a eu l’occasion de s’intéresser de près à la course au large dans des conditions particulières. Le 22 août 1998, il est devenu parrain du trimaran La Trinitaine avec lequel Marc Guillemot préparait un programme de courses transatlantiques. Les deux hommes s’étaient connus au début de l’année 1997 à Tréboul lors d’un stage de préparation physique. Après son accident à Montréal, Olivier vint suivre sa rééducation à ce même centre. Marc Guillemot l’y contacta et l’invita à une sortie en mer. Il lui promit aussi qu’il serait le parrain de son prochain bateau, honneur qu’Olivier accepta avec joie.
Les années ont passé. Marc Guillemot est revenu à un programme "monocoque" dont le Vendée Globe 2008 - 2009 représente l'épreuve phare.
Nul doute qu’Olivier et nombre de ses confrères suivront la course et les performances de Marc Guillemot (en tête au premier pointage), Jérémie Beyou, Loïck Peyron, Vincent Riou, Michel Desjoyeaux, Mike Golding, Alex Thomson et les autres.
Un regret cependant, l’absence de Philippe Jeantot dans l’organisation. Philippe, créateur de l’épreuve, concurrent lui-même lors de la première édition, apportait un supplément d’âme à cette course. Sans lui, le Vendée Globe n’est plus tout à fait pareil. Il manquera au PC course, notamment lors des vacations radio des skippers. L’Équipe affirmait ce matin qu’il y aurait des déçus au niveau des retombées médiatiques. Sans doute. Les sponsors devront impérativement organiser des actions complémentaires qui optimiseront les retombées de leurs investissements.
Puisse le Vendée Globe nous offrir tout de même de belles émotions durant l’intersaison de la F1. Après tout, on peut aimer une épreuve en considérant ses organisateurs avec réserve, ce qui crée un point commun supplémentaire entre F1 et Vendée Globe.
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Par Thierry Le Bras,
lundi 3 novembre 2008 à 09:40 :: General
Par Thierry Le Bras
Ça a été chaud, très chaud, émouvant, fort, incroyable.
Hitchcock, Harlan Coben, Stephen King, aucun n’aurait imaginé tel scenario.
Dieux de la météo et de la course s’étaient donné rendez-vous pour imaginer un final hallucinant.
Lewis a gagné à la Loeb, avec maîtrise et intelligence, en sachant contenir sa rage de vaincre pour assurer l’essentiel, le titre. Au terme de ce Grand-Prix, Lewis a confirmé son statut de légende et de monument du sport auto.
Lewis gère sa course
Il a prouvé en outre qu’il avait désormais des nerfs d’acier. Car il fallait tenir ce week-end en terre hostile, face à un public pas toujours très fair-play, face à des alliances improbables pour l’empêcher de gagner.
Les huées des brésiliens à l’encontre du pilote anglais donnèrent le ton d’entrée, et ce dès les essais. L’accolade de Briatore à Massa avant que le gentil petit Brésilien monte dans sa monoplace confirmait l’atmosphère, tous ou presque contre Hamilton. Nous apprenions au passage les penchants masochistes de Briatore qui affirme publiquement son soutien à un pilote de l’écurie pour laquelle son pilote fétiche rêve de le tromper… euh pardon … de le quitter.
L’averse avant le départ faisait craindre une loterie, et surtout une manœuvre préjudiciable à Lewis. Normalement, la piste mouillée était favorable au talent de Lewis, mais il y avait ce périlleux premier virage. Finalement, tout s’est bien passé en tête de peloton.
Puis la course suivit son cours, gérée avec calme par un Lewis au sommet de son art. Lewis dut prendre quelques risques pour se débarrasser de Fisichella. Il se plaça à la position qu’il lui fallait. Tout allait bien.
Une mention prix citron amer à Jarno Trulli toutefois qui confondit stock-car et F1 en sortant Sébastien Bourdais d’une manière bien cavalière. Une telle manœuvre n’est pas digne de vous Jarno, et elle n’est plus de votre âge.
L’angoisse était bien présente cependant. Car en course automobile, tout peut arriver à n’importe quel moment. D’autant que certaines manœuvres surprirent. Que penser de l’attitude d’un Kubica, l’ami de qui vous savez, qui bien que n’ayant rien à gagner dans cette ultime course de la saison où il n’était même pas dans les points, joua à rester dans le sillage d’un garçon en train de se battre pour le titre à la dernière course. L’envie de le pousser à la faute sans violer la lettre du règlement à défaut de son esprit peut-être ?
Les dieux corsent le spectacle
Un scénariste spécialiste du suspense s’invita-t-il au dîner des dieux lors des derniers tours ? Il est permis de le croire. Car tout à coup le ciel s’assombrit. L’atmosphère devint plus lourde. Les gorges se serrèrent. Les premières gouttes de pluie s’abattirent soudain sur la piste d’Interlagos. Que faire ? Les team-managers et les pilotes de pointe n’hésitèrent pas longtemps. Il fallait rentrer au stand et changer les pneus.
Lewis se retrouva cinquième, mais avec un Vettel déchaîné dans ses roues. La McLaren paraissait assez raide depuis le début du week-end. La Toro Rosso semblait très bien sur piste mouillée. Et surtout, un homme avait tout à perdre, l’autre rien.
Massa allait-il aller à la faute comme ça lui est arrivé plus d’une fois sous la pluie ? Le petit Brésilien bénéficiait d’un confort moral dans la mesure où, même s’il était rattrapé à la suite d’une faute par ses deux poursuivants, il pouvait compter sur l’aide de Kimi et espérer que le pilote Renault confirme sa volonté de l’aider dans sa lutte pour le titre.
Lewis quant à lui se trouvait dans une situation totalement opposée, harcelé par un furieux indifférent au sort du championnat et déterminé à jouer sa carte quels qu’en soient le prix et les risques. Et Sebastian passa, confirmant une nouvelle fois son incroyable talent et son potentiel à jouer régulièrement avec les leaders du championnat. A cet instant précis, Lewis n’était plus champion du monde.
Les deux derniers tours se déroulèrent dans une ambiance absolument insoutenable. Espoir dans le clan Massa, consternation dans le clan Hamilton. La course et le titre venaient de basculer.
Nous sommes dans le dernier tour. Le petit Massa tient bon, il va franchir la ligne, il la franchit, sa famille laisse éclater sa joie, car Felipe est champion du monde. Mais comme nous le disons souvent, la course n’est finie qu’une fois la ligne franchie. Et pour que le rêve de la famille Massa se réalise, il faut encore que tous ceux qui se sont intercalés entre Felipe et Lewis passent sous le drapeau à damier devant l’Anglais. Et Timo Glock, qui n’avait pas changé ses pneus pour le sec et avait doublé Lewis et Sebastian grâce à ce choix osé craque. Dans les tout derniers kilomètres, il perd six secondes d’un coup et laisse s’échapper le pilote Toro Rosso et le pilote McLaren. Lewis franchit la ligne en cinquième position et remporte le titre ! Désillusion ches les Massa qui y avaient cru quelques secondes. Explosion de joie chez les Hamilton et intense satisfaction chez McLaren.
Podium bizarre avec un Massa triste, mais tout de même très digne et reconnaissant à son public, un Kimi qui s’efforça de le réconforter, et un Alonso qui ne cachait pas que le résultat ne le satisfaisait pas.
La saison 2008 couronne un magnifique champion. Lewis est un diamant pur, un pilote au talent exceptionnel, un attaquant merveilleux. Il est désormais le plus jeune Champion du monde de l’histoire de la prestigieuse Formule 1. Mais pour qu’un individu devienne une vraie star, il faut que les circonstances s’en mêlent. Ses débuts ahurissants dans la discipline reine, les attaques racistes dont il est victime, l'acharnement des compères de Max Mosley à le sanctionner, sa force morale face aux épreuves et aux injustices ont mis en valeur le personnage fascinant qu'est Lewis. Nul doute que le fabuleux final de ce Grand-Prix du Brésil à suspense insoutenable contribuera à édifier l’image de star du jeune et surdoué Lewis !!!
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Par Thierry Le Bras,
dimanche 2 novembre 2008 à 11:23 :: General
Par Thierry Le Bras
Pari gagné ! Un de nos Seb nationaux, Sébastien Loeb, a remporté son cinquième titre successif de Champion du monde des rallyes. C’est mieux que Makinen, c’est mieux que Röhrl, c’est mieux que Kankkunen.
L'homme de tous les records
Déjà détenteur du record de victoires en rallyes du championnat du monde (45), du nombre de victoires dans une saison (10), du nombre de victoires d’affilée (6), Seb est maintenant également seul détenteur du record du nombre de titres. Cinq titres, comme Juan Manuel Fangio en F1. Cinq titres, tout un symbole.
Ce cinquième titre, Seb et Daniel l’ont conquis en menant une course sage au Japon. Pas question d’aller chercher la victoire à tout prix. Ils ont pris le minimum de risques pour engranger les points qu’il leur fallait pour décrocher le titre dès ce week-end. Personne ne pourra contester cette stratégie. Seb a démontré son brio et sa pointe de vitesse en maintes occasions.
" C'est une immense joie », s'exclamait Sébastien rayonnant. « Avec Daniel et l'ensemble des membres du team, nous nous étions fixés pour objectif d'obtenir un nouveau titre. C'est une grande satisfaction d'y être parvenus. Je voulais réellement essayer de conclure au Japon afin de disputer le Wales Rally GB l'esprit libre. Cela nous a obligés à mener une course frustrante, longue, pas très amusante. Dans notre C4, sur laquelle les pneus Pirelli ont été efficaces, on essayait de ne pas aborder le sujet, mais ce n'était pas facile. Cependant, la récompense qui se profilait, chaque spéciale un peu plus, était tellement belle que cela en valait la peine ! »
« Je ne peux pas dire si ce titre est plus beau que les 4 autres », reconnaissait le désormais quintuple Champion du Monde*. « Le premier aura toujours pour moi une saveur particulière…parce que c'était le premier. Je ne prétends pas que l'on s'habitue, mais les sensations ne sont pas les mêmes. Ce qui ne change pas, c'est le plaisir de partager cela avec l'ensemble de l'équipe. Elle nous a constamment donné une voiture pour viser la victoire. Ce titre est aussi le leur. Je n'oublie également pas Dani Sordo et Marc Martí qui, par leurs résultats, ont contribué à ce résultat. Rendez-vous maintenant à Cardiff pour essayer de faire le doublé. »
« Cela a été long… mais c'est tellement agréable », se réjouissait Daniel Elena. « C'est notre cinquième et à chaque fois, le bonheur toujours aussi intense. Je ne regarde pas les statistiques. Je retiens surtout le plaisir que nous prenons dans la voiture, l'ambiance qu'il y a dans l'équipe et notre complicité avec Seb. »
Un équipage attachant et charismatique
Des pilotes comme Sébastien Loeb, il en existe un par génération. Et encore ! Seb allie talent, intelligence, polyvalence, charisme et gentillesse. Il est de la race des Clark, Stewart, Pironi, Senna, rois du pilotage et de l’intelligence de course.
Pour une fois, un pilote issu d’une autre discipline que la F 1 fait vibrer les foules. L’enthousiasme des spectateurs lors de ses participations aux 24 heures du Mans en a apporté la preuve irréfutable. Combien de billets vendus pour voir Seb ? Et surtout, quel bonheur au bord de la piste à chacune de ses apparitions. Sa popularité ne se dément pas. Chaque contact avec le public la renforce. Il ne déçoit jamais ses supporters.
J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec lui deux ou trois fois. Seb est bien conforme à son image. Naturellement gentil, courtois, simple.
Une pensée aussi pour Daniel Elena, le fidèle coéquipier et ami sans qui rien ne serait tout à fait pareil.
Comme l’an dernier, Sébastien Loeb va essayer une Formule 1. Ce sera une Red Bull, le 17 novembre à Barcelone.
Pas question toutefois pour notre Seb de devenir l’équipier de Sebastian Vettel l’an prochain. En 2009, il sera à nouveau pilote Citroën en championnat du monde WRC. Avec un sixième titre consécutif comme objectif. Et sans doute avec dans l’esprit l’idée d’obtenir autant de titres en rallye qu’un autre monument du sport auto, Michael Schumacher, en a obtenus en F1, c'est-à-dire 7 !
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Par Thierry Le Bras,
mercredi 29 octobre 2008 à 13:39 :: General
Par Thierry Le Bras
Les résultats financiers de Williams ne sont pas bons. La presse économique britannique a fait état de 66 M€ de pertes cumulées. Mais à l’usine de Grove, personne ne baisse les bras. Franck Williams est un combattant qui a su mener son équipe au sommet à plusieurs périodes de l’histoire de la Formule 1. Lorsqu’un accident de la circulation l’a immobilisé dans un fauteuil, il a continué à se battre et à assumer ses fonctions. Alors, ce ne sont pas des difficultés financières ni les déboires d’un de ses sponsors, une banque, qui vont l’abattre. Comme d’habitude, le Team Williams va lutter pour s’en sortir.
Il est probable que l’insuffisance de budget nuise à l’évolution de la voiture en cours de saison. Mais à Grove, toute le monde fait front, à commencer par le pilote de pointe, Nico Rosberg, toujours remarquable dans son comportement vis-à-vis de ses employeurs. « L’argent facilite les choses mais ne fait pas stout, affirme le jeune pilote allemand. Sincèrement, je n’ai jamais ressenti de manque. Ils ne font de concessions sur rien. Et puis on peut faire la différence si on communique, si on s’organise bien, avec les bonnes personnes. »
Nico ne tarit d’ailleurs pas d’éloges sur son team. « De l’extérieur, je ne sais pas si les gens se rendent compte à quel point tous les gars de l’écurie bossent sans cesse, plaide-t-il. C’est une équipe froide, mais tellement impliquée sur son objectif. »
Adam Parr travaille d’arrache-pied à trouver de nouvelles ressources financières. Parmi les pistes suivies figure non seulement le sponsoring mais aussi la rentabilisation du know-how de la société. « Nous pouvons envisager de vendre notre système KERS, par exemple. Nous avons aussi un projet pour des châssis dans une formule en Asie, en plus de ceux utilisés pour la future F2. »
« On n’est pas au top, mais on n’a pas disparu, insiste Nico Rosberg. On va revenir. »
Dès 2009 ? Sam Michael l’espère. « Le changement de règlement et le retour aux pneus slicks va remettre toutes les équipes à égalité, analyse-t-il. Ces dernières années, le règlement n’évoluait plus. Nous n’avions aucune chance. L’an prochain, à nous de savoir mieux interpréter les évolutions. Nous avons une équipe efficace, où il n’y a pas de politique. Notre philosophie est toujours la même, concevoir des voitures de course pour gagner. Je pense que nous aurons notre chance pour 2009… »
Sam Michael n’est pas un habitué des fanfaronnades qu’adorent parfois les acteurs des univers à paillettes comme la course automobile. Il croit vraiment à l’avenir de Williams.
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Par Thierry Le Bras,
jeudi 16 octobre 2008 à 12:46 :: General
Par Thierry Le Bras
Voilà quelques mois que nous n’avions pas parlé de Loïc Duval. Le sympathique pilote français exilé au Japon venait de disputer ses premières 24 Heures du Mans et avait gagné le Prix Jean Rondeau décerné chaque année à un jeune espoir du sport automobile français ayant fait preuve de talent, courage et obstination.
Une fois de plus, Loïc prouvait qu’il était un pilote éclectique et particulièrement performant avec n’importe quelle voiture et dans toutes les conditions. Car sous la pluie qui s’abattit sur la piste des 24 Heures cette année, il se montra à la fois super adroit, très mûr, intelligent, ultra-rapide et sûr.
Depuis le mois de juin, le jeune Chartrain a poursuivi son programme 2008. Un programme chargé puisque Loïc Duval dispute non seulement le Championnat de Formule Nippon, mais qu’il court aussi en Super GT au Pays du soleil levant. Sans compter une belle sixième place aux 1000 kilomètres du Nürburgring avec le Team Matmut Oreca dont les protos ne peuvent lutter à armes égales avec ceux des écuries Peugeot et Audi avantagées par l’équivalence accordée aux diesel. Loïc s’est encore montré à son avantage durant toute cette période. Arrivé au Mans en vainqueur de la dernière manche du Championnat de Formule Nippon, il récidivait à Motegi. Terminer les week-ends de courses sur les podiums, et si possible sur la première marche, c’est agréable et motivant.
Comment imaginer l’équipe de France A1 GP sans Loïc qui en fut le pilier l’an dernier ? Olivier Panis, directeur sportif du Team France, a opéré le choix qui s’imposait en mettant Loïc Duval dans le baquet de la monoplace France pour la première épreuve de Zandwoort. Les courses d’A1 GP se disputent désormais avec des monoplaces construites par Ferrari. Voici donc Loïc au volant d’une Ferrari après avoir piloté entre autres des Honda, des Renault et des Courage-Oreca-Judd.
Le challenge de la première épreuve s’annonçait délicat. « Samedi matin, nous n’avions pas roulé une seule fois avec notre nouvelle voiture », commentait Olivier Panis au terme du week-end. Autant dire que Loïc apprendrait la voiture durant les séances d’essais.
En outre, la pluie s’invitait à la fête ! Loïc s’élançait onzième sur la grille de départ de la première course. « Les conditions de piste étaient extrêmement difficiles aujourd’hui, racontera-t-il. La piste était détrempée, le vent déstabilisait la voiture, il était possible de partir en aqua-planning à tout moment… Heureusement, je me suis rapidement senti en confiance dans la nouvelle voiture que je continuais à découvrir. En réussissant à accrocher la troisième place de la première course, je savais que nous pouvions viser la victoire dans la deuxième. »
Sa belle remontée lui permettait en effet de partir troisième pour la seconde course du week-end.
Une nouvelle fois, le départ fut donné derrière la voiture de sécurité. Rapidement, la monoplace du A1 Team France se débarrassa de la Nouvelle Zélande pour se rapprocher de la Malaisie. A l’issue de la première fenêtre de ravitaillement, un superbe effort des mécaniciens tricolores permirent à Loïc de prendre la piste en tête. Creusant alors l’écart, le Français put se permettre d’effectuer son deuxième arrêt sans perdre sa position. Il remporte l’épreuve et permet à A1 Team France de débuter la saison 2008-09 en fanfare et d’occuper la tête du classement provisoire du championnat.
« Y avait-il meilleur moyen de conclure ce premier week-end ? s’enthousiasmait Olivier Panis. Nous voilà titulaires d’une victoire ! Loïc a été exceptionnel dans des conditions de piste vraiment très piégeuses. Quant aux mécaniciens, ils ne sont pas à un exploit près : après avoir assemblé la voiture en un temps record, leur promptitude à réaliser le premier ravitaillement de la course longue nous a propulsé en tête. Bravo à tous, nous commençons notre saison de la meilleure des manières. »
« Merci une nouvelle fois à l’équipe d’avoir travaillé aussi dur pour nous permettre de décrocher cette première victoire, soulignait Loïc Duval qui n’oublie jamais que derrière le pilote qui gagne, toute une équipe a travaillé dur. J’espère que cette victoire en appellera beaucoup d’autres cette saison. »
Olivier Panis souligne que Loïc Duval s’est montré exceptionnel. Loïc mérite une chance au plus haut niveau, en F1. Pourquoi Honda, un groupe qui le connaît bien, ne lui offrirait-il pas un volant aux côtés de Jenson Button ? Rapide dans toutes les conditions, sûr, sérieux, travailleur et doté d’un solide esprit d’équipe, Loïc apportera beaucoup au team qui lui fera confiance. En intégrant le Team Honda, il suivrait un peu les traces de son capitaine sportif en A1 GP, Olivier Panis qui, lui aussi, défendit en son temps les couleurs du team nippon.
Pour tout savoir sur Loïc Duval, n’hésitez pas à visiter son site entre deux passages sur FANATIC F1 :
http://www.loicduval.com/home.htm
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