Le jour où un post sur l’excellent blog de José Carrron évoque le rôle de Massa au sein de la Scuderia, Michael Schumacher fait une déclaration qui confirme que le petit Brésilien a failli perdre son baquet quand Kimi est arrivé.

"Je me suis retiré, car je ne voulais pas que mon ami Felipe Massa se retrouve sans volant », a déclaré le septuple champion du monde au journal suisse Blick. « Cela ne m'aurait posé aucun problème de devenir l'équipier de Kimi Raikkönen."

En son temps, AUTOhebdo avait déjà avancé cette version.

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Chez Ferrari, à l’approche de la retraite de Schumi, on avait donc bien compris que le pilote expérimenté dans la discipline reine à cette époque qu’il fallait impérativement engager pour gagner, c’était Kimi et que le gentil petit Brésilien devait être cantonné à un rôle de lieutenant comme le furent Irvine et Barrichello avant lui.

Plusieurs facteurs troublèrent un peu le jeu l’an dernier. D’abord, la Scuderia est une équipe particulière au sein de laquelle il n’est pas aisé de conquérir sa place. Surtout pour un Finlandais au tempérament introverti comme Kimi ! D’autant que le Champion du monde 2007 se trouva confronté à une véritable famille déjà constituée. Massa, managé par Nicolas Todt, naturellement extraverti, proche de Michael Schumacher, se sentait chez lui chez les Rouges. Pendant ce temps, Kimi devait apprendre le fonctionnement de l’équipe et s’adapter à une monoplace dont le comportement ne lui convenait pas tout à fait. D’autre part, quelques apparitions inopportunes du chat noir du Finlandais dans le cockpit de sa monoplace (en Espagne p. ex.) donnèrent alors un avantage psychologique à son équipier. Puis Kimi, solide, collectionna les points sans état d’âme. Et finalement, il décrocha le titre.

Certes, Massa est un prince de la perf sur un tour, un redoutable chasseur de pole. Il est rapide, mais pas toujours constant et pas sûr sur l’ensemble d’une saison.

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Le line-up idéal chez Ferrari ?

La Scuderia est une équipe à part. Malgré ses attaches latines, elle fonctionne aussi dans le respect d’une discipline de fer et dans un silence comparable à celui de la Grande Muette. On ne conteste pas les décisions de la Scuderia. On ne fait pas pression sur la Scuderia. D’immenses champions comme John Surtees, Niki Lauda et Alain Prost l’ont appris à leurs dépens. Kimi et Felipe sont des hommes responsables, respectueux de l’équipe, honnêtes et loyaux, capables de respecter cette philosophie, cette culture d’entreprise.

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Incontestablement Kimi et Felipe constituent le duo idéal pour la Scuderia, celui qu’il faut conserver le plus longtemps possible. Jean Todt, manager d’une intelligence et d’une efficacité exceptionnelles sait juger et jauger les pilotes mieux que personne. Il avait bien compris l’intérêt profond de la Scuderia, même si sa sympathie naturelle pour Felipe l’a fait tarder à tirer l’an dernier toutes les conséquences du potentiel de sa dream-team. Car la machine de guerre qui balaiera tout sur son passage, c’est bien le duo Kimi – Felipe, mais avec un renforcement de la discipline interne attribuant sans équivoque à Kimi le rôle de patron et à Felipe le rôle de lieutenant.