ANECDOTES F1 : GRAND-PRIX D’ESPAGNE 1968
Par Thierry Le Bras, dimanche 27 avril 2008 à 10:37 :: General :: #10 :: rss
Aucun des pilotes qui animent le plateau aujourd’hui n’était encore né, pas même ceux qui font figure de vétérans, David Coulthard, Rubens Barrichello ou Giancarlo Fisichella.
Didier Pironi avait 16 ans. Il suivait son demi-frère José Dolhem sur les circuits et il apprenait a piloter la R 8 Gorde de son aîné la nuit sur les routes autour de la propriété familiale. En attendant le permis de conduire et l’école de pilotage, Didier venait de passer le brevet qui faisait de lui le plus jeune pilote d’avion de France.

Alain Prost, pour sa part, vivait à Saint-Chamond la vie d’un ado de 14 ans qui aime le foot et la gymnastique. Il ne rêvait pas encore de F1. La discipline reine du sport automobile lui paraissait lointaine et inaccessible. Très bientôt pourtant, il découvrirait le karting lors de vacances familiales et entamerait le magnifique parcours que tous les fans de F1 connaissent.
Keke Rosberg allait sur ses 20 ans. En parodiant Nicolas Peyrac, je ne résiste pas au plaisir d’écrire :
Et il n’avait pas encore planté,
Cette graine qui allait lui donner,
Le p’tit Nico qui s’attache à piloter,
Il ignorait que viendraient leurs succès
Dans le dernier numéro d’AUTO hebdo, Christian Courtel nous raconte avec le talent qu’on lui connaît qu’à cette époque ou à peu près, un certain Jean-Pierre Jarier, pilote au cœur énorme qui recevrait plus tard le surnom sympathique de « Godasse de plomb », jouait le rôle de rédacteur en chef du jeune magazine Échappement dont le siège n’était pas encore à Saint-Cloud mais en Lorraine, à Nancy.
Cette année-là , le Grand-Prix d’Espagne se déroulait à Jarama, le 15 mai. C’était la deuxième course de la saison. Il manquait malheureusement des pilotes au départ. Jim Clark d’abord, vainqueur du premier Grand-Prix de l’année le 1er janvier en Afrique du Sud. Mais aussi Mike Spence, qui avait trouvé la mort en essai à Indianapolis. Graham Hill remportera finalement une course très disputée où seuls cinq pilotes – dont Jean-Pierre Beltoise - seront classés.
En France comme dans d’autres pays d’Europe, les événements secouent la société. En F1, une révolution se prépare aussi. L’idée de Jim Hall qui a installé depuis 1966 des ailerons pour stabiliser ses prototypes Chaparral fait cogiter les ingénieurs. Bientôt, au mois de juin, aux essais du Grand-Prix de Belgique, les Ferrari apparaîtront équipées de tels appendices aérodynamiques. Ils ne tarderont pas à se généraliser.

Commentaires
1. Le lundi 28 avril 2008 à 23:27, par Stephane
2. Le jeudi 1 mai 2008 à 14:01, par Serge
3. Le jeudi 1 mai 2008 à 17:03, par Thierry
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